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Paroles et rencontres

lundi 29 janvier 2007, par Marie et Michel Berodot

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"Michel Bérodot est un vrai potier. Un artiste qui peaufine ses formes, qui fignole l’alchimie de ses émaux dans son atelier d’ombre et de lumière...
Chez lui pas de fantaisies gratuites chères à certains artistes, mais un art de plénitude et de pureté où l’émail par sa matière généreuse ou raffinée et ses teintes puissantes ou subtiles sont en harmonie avec la forme d’une cruche ventrue, d’un vase élancé, d’une boîte en porcelaine ou d’un grand plat de grès pour la délectation de notre regard."

Georges Gaillard


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"Parler d’ œuvre d’art et de l’artiste qui les crée est un exercice que j’accepte avec réticence. Une belle œuvre s’impose à nous et se passe de commentaires. Et je ressents profondement l’abîme qui sépare le texte écrit de ce qu’expriment le regard profond de l’artiste, son geste encore imprégné des formes auxquelles il a donné naissance, les éclats passionnés et émerveillés de sa voix. Et j’éprouve un sentiment d’indiscrétion, voire de fatuité, à parler d’une œuvre dans laquelle l’artiste a traduit sa sensibilité et ses choix dans le monde de la beauté, avec toute l’habileté propre à son art."

Pierre Piganiol

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“Dans l’art le peuple ne cherche plus consolation et exaltation mais les raffinés, les riches, les oisifs, les distillateurs de quintessence cherchent le nouveau, l’étrange, l’original, l’extravagant, le scandaleux. Et moi-même, depuis le cubisme, et au-delà, j’ai contenté ces maîtres et ces critiques avec toutes les bizarreries changeantes qui me sont passées en tête. Et moins ils comprenaient et plus ils m’admiraient. A force de m’amuser à ces jeux, à toutes ces fariboles, à tous ces casse-tête, rébus et arabesques, je suis devenu célèbre et très rapidement. Et la célébrité signifie pour un peintre : ventes, gains, fortune, richesse. Et aujourd’hui, comme vous savez, je suis célèbre, je suis riche. Mais quand je suis seul avec moi-même, je n’ai pas le courage de me considérer comme un artiste dans le sens grand et antique du mot. Ce furent des grands peintres que Giotto, le Titien, Rembrandt ou Goya. Je suis seulement un amuseur public qui a compris son temps et épuisé le mieux qu’il a pu l’imbécillité, la vanité, la cupidité de ses contemporains...”

Picasso à son ami Giovanni Papini en 1952


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